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l’unique intention de dissimuler à la France et àl’Europe le vœu exprimé en notre nom pour unepaix qu’il repoussait.
Tant que ces faits resteront gravés dans ma mé-moire ? tant que je les regarderai comme une causelégitime d’une déchéance que j’ai signée conjointe-ment avec la majorité d’entre vous , ma conscience,d’accord avec l’intérêt et du peuple et du trône , mecommandera impérieusement de repousser l’actequ’on nous présente.
Ce n’est pas que nous ignorions qu’il existe desmotifs de sécurité dans les principes du roi, dans lasagesse des ministres, mais nous savons aussi qu’ilvaut mieux se reposer sur de bonnes institutions quesur les seules vertus des magistrats.
Les unes et les autres, dit un écrivain célèbre,contribuent sans doute à la félicité des peuples : maismalheur au pays qui compte particulièrement surles dernières ! il n’écliappera pas long-temps à laservitude.
Cette dernière et triste vérité, messieurs , a frappéégalement un grand nombre d’excellens citoyens.Déjà une secrète inquiétude a remplacé dans leurame cette douce sécurité que la conduite impartialedu roi y avait implantée, et qui chaque jour yjetait des racines plus profondes.
C’est en leur nom que je vous demande de pros-crire cette odieuse et ridicule censure que notre pacteavait achevé de flétrir.
Pourriez-vous donc accorder votre honorable suf-frage à une institution qui a contre elle la haine dp