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1 (1815)
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lunique intention de dissimuler à la France et àlEurope le vœu exprimé en notre nom pour unepaix quil repoussait.

Tant que ces faits resteront gravés dans ma mé-moire ? tant que je les regarderai comme une causelégitime dune déchéance que jai signée conjointe-ment avec la majorité dentre vous , ma conscience,daccord avec lintérêt et du peuple et du trône , mecommandera impérieusement de repousser lactequon nous présente.

Ce nest pas que nous ignorions quil existe desmotifs de sécurité dans les principes du roi, dans lasagesse des ministres, mais nous savons aussi quilvaut mieux se reposer sur de bonnes institutions quesur les seules vertus des magistrats.

Les unes et les autres, dit un écrivain célèbre,contribuent sans doute à la félicité des peuples : maismalheur au pays qui compte particulièrement surles dernières ! il nécliappera pas long-temps à laservitude.

Cette dernière et triste vérité, messieurs , a frappéégalement un grand nombre dexcellens citoyens.Déjà une secrète inquiétude a remplacé dans leurame cette douce sécurité que la conduite impartialedu roi y avait implantée, et qui chaque jour yjetait des racines plus profondes.

Cest en leur nom que je vous demande de pros-crire cette odieuse et ridicule censure que notre pacteavait achevé de flétrir.

Pourriez-vous donc accorder votre honorable suf-frage à une institution qui a contre elle la haine dp