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1 (1815)
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398
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De tons les reproches quon a faits au sénat, unseul me paraît mérité; car la foudre quil lança le aavril sur loppresseur du peuple, sans consulter soudanger personnel, même avant quil pût connaîtrelopinion de larmée, labsout suffisamment de com-plicité volontaire avec lui. Ce tort est le même donton voudrait nous rendre coupables aujourdhui (1).De celui-ci découlèrent tous les autres ; la liberté dela presse une fois anéantie , il put impunémentexercer contre nous toute espèce de tyrannie.

Renfermés hermétiquement dans celte doulou-reuse enceinte, sans aucun point de contact avec lescitoyens, réduits, comme eux, à lunique lecturedes journaux aux gages dune police surveillante etsévère, qui remplaçait par des flagorneries mendiéespar la puissance et consenties par la faiblesse , le cridouloureux de toutes les familles réduites au déses-poir, en vain cherchâmes-nous à élever la voix ; les-clavage de la presse opposa toujours une barrièreinsurmontable. Celui qui la levait la fermait àson gré, étouffa toutes nos réclamations ; un de noshonorables collègues peut vous dire quil fit mutilerun de ses rapports dans tous les journaux, dans

(i) Le sénat ne sanctionna point le décret par lequellempereur établit une censure préalable et arbitraire. Letort quil eut fut de ne pas annuller ce décret comme in-constitutionnel ; mais alors cette mesure était-elle exécu-table? Le tort de la chambre des pairs, si elle adoptaitla censure, serait assurément bien plus grave que ne lefut celui du sénat.