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1 (1815)
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pas forcé de le répéter ici, la cause de nos mal-*heurs ; tous mentionnent la distribution dun orcorrupteur, faite à toutes les époques de nos troubles,à des gens qui ne savaient pas lire; et je pourraisoffrir la preuve que des mains infidèles soulevaientles faubourgs avec les mêmes fonds que la listecivile leur faisait distribuer pour les pacifier.

Quon ne ferme donc pas les yeux à lévidence ,et on conviendra que bien loin que la liberté de lapresse soit la cause de loppression sous laquelle laFrance a gémi , ses entraves, son silence, furenttoujours linévitable signal de ce quelle avait àcraindre.

La tyrannie, en effet, naime point à discourir ;elle proscrit au contraire toute espèce de raisonne-ment. La politique en action est la seule quelle con-naisse, et son premier soin est toujours dexiger leprivilège de transmettre seule les lumières, et dêtrecrue sur parole.

Notre dégoûtant Maziello, comme cet homme ex-traordinaire qui cacha si long-temps notre esclavagesous des monceaux de lauriers , adoptèrent à cetégard le même système : lun punit de mort la simplelettre dun député ; une phrase unique du corps lé-gislatif entraîne sa prompte dissolution.

Quels sont donc les abus de la presse quon pour-rait opposer à ces faits , à cette longue suite de deuil,de misères et de ruines, à cette horrible dépopula-tion, qui signalèrent toutes les époques sa libertéfut véritablement enchaînée, et qui en furent notoi-rement la suite.