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pas forcé de le répéter ici, la cause de nos mal-*heurs ; tous mentionnent la distribution d’un orcorrupteur, faite à toutes les époques de nos troubles,à des gens qui ne savaient pas lire; et je pourraisoffrir la preuve que des mains infidèles soulevaientles faubourgs avec les mêmes fonds que la listecivile leur faisait distribuer pour les pacifier.
Qu’on ne ferme donc pas les yeux à l’évidence ,et on conviendra que bien loin que la liberté de lapresse soit la cause de l’oppression sous laquelle laFrance a gémi , ses entraves, son silence, furenttoujours l’inévitable signal de ce qu’elle avait àcraindre.
La tyrannie, en effet, n’aime point à discourir ;elle proscrit au contraire toute espèce de raisonne-ment. La politique en action est la seule qu’elle con-naisse, et son premier soin est toujours d’exiger leprivilège de transmettre seule les lumières, et d’êtrecrue sur parole.
Notre dégoûtant Maziello, comme cet homme ex-traordinaire qui cacha si long-temps notre esclavagesous des monceaux de lauriers , adoptèrent à cetégard le même système : l’un punit de mort la simplelettre d’un député ; une phrase unique du corps lé-gislatif entraîne sa prompte dissolution.
Quels sont donc les abus de la presse qu’on pour-rait opposer à ces faits , à cette longue suite de deuil,de misères et de ruines, à cette horrible dépopula-tion, qui signalèrent toutes les époques où sa libertéfut véritablement enchaînée, et qui en furent notoi-rement la suite.