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1 (1815)
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L -19° )

pour que lien 11e se fît ou 11e circulât de contraire àses vues? Là où les presses étaient brisées et restaienten stagnation à la volonté des suppôts de la police?là où l’honnête écrivain, ami de son pays, allaittantôt à Bicètre, tant à Smamari, expier l’honorablecourage d’avoir dit la vérité.

Il est donc bon de le dire ; il est peut-être utile dale répéter, même au dix-neuvième siècle, que ceserait joindre l’injustice à l’ingratitude que d’attri-buer à l’imprimerie, et par suite à la liberté de lapresse, les maux dont elle lut toujours la premièrevictime.

Quel est, en effet, l’homme assez étranger à nosmalheurs pour ne pas savoir que les plus grands, lesplus inévitables, ont été constamment le produit deson oppression ?

Quand la plupart de nous frémissent encore à lavue de l’épouvantable tableau qui fut la suite deson esclavage, comment pourrait-on espérer de nousémouvoir par le narré de quelques abus qu’a pu en-traîner sa liberté ; abus toujours inséparables desmeilleures institutions humaines, et auxquels il estsi facile de remédier ? Assurément ce ne sont pointlà , pouvons-nous dire à notre tour à Pauteur de laloi , des idées vagues , de vaines subtilités.

Les faits parfaitement d’accord avec les historiensqui se sont déjà chargés de transmettre à la pos-térité la douloureuse histoire de ces vingt-cinq an-nées, attestent que l’entière liberté de la presse fut,dans l’origine de la révolution, d’une très-courtedurée; ils proclament assez hautement, pour 11’êtie