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Je la liberté Je la presse , en prouvent an contrairel’utilité, puisque depuis le moment qu’on en laitusage, elle n’a produit que de bons résultats.
On se plaint, ajoute-t-il, que la nation n’a pasd’esprit public , et qu’il serait dangereux de se lier asa mobilité : se flatterait-on de la réchauffer par depareils moyens?
Ou je me trompe fort, ou il n’en existe pas de plussûr pour l’anéantir et opérer le mal dont on se plaint,que les mesures révolutionnaires et toute espèced’atteintes portées à notre charte.
Depuis que je suis appelé à réfléchir, par devoiret par goût, sur le sort de l’Etat et la cause de sesvicissitudes, j’ai vu constamment le peuple françaisse montrer susceptible de tout ce qu’il y a de bon ,de grand, de généreux*, et je crois pouvoir assurerqu’il n’a jamais manqué à ses gouvernails , tandisque ses gouvernans lui ontpresque toujours manqué.
De bonne foi, pouvait-il s’attacher aux lois de sonpays, s’en pénétrer, mourir pour les défendre, lors-qu’il voyait souvent le lendemain détruire ce qu’a-vait fait la veille, et le pacte social lui-même par-tager ce mépris, cette versalité ?
S’il est vrai, connue l’assurent les publicistes ,tous d’accord sur ce point, que la volonté généralequi constitue l’esprit public, ne peut résulter que duconflit le plus libre de toutes les opinions, doit-ons’étonner qu’il n’ait pas pu germer là où le triomphemomentané d’un parti, produit d’une démarche in-sensée, qu’on appelait un coup d’Etat, s’annonçaitaussitôt par la gêne et la violence de ce même parti,