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Passant anx dispositions du projet de loi, l’opi-nant observe qu’elles son! suspensives et non destruc-tives de la liberté de la presse (t): et il réduit laquestion en ces termes : les circonstances actuellesexigent-elles que la liberté de la presse soit suspendue?
Ceux qui combattent le projet de loi, ajoute-t-il,prétendent qu’aucun motif réel d’inquiétude ne peutcommander cette disposition.
Le bonheur que répand dans le royaume le retourde notre légitime souverain, les innombrables adresses
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qui portent au pied du trône les expressions du dé-vouement et de la reconnaissance, les transportsd’allégresse qui éclatent par-tout à la vue de nosprinces , les arcs de triomphe qu’ils rencontrent àchaque pas, l’adhésion de tous les Français à lacharte que le lloi nous adonnée, la lassitude de tantde souffrances , l’expérience de tant d’erreurs, un
(i) Cette distinction ne me parait pas très-cla-ire ; carsi deux ans de suspension ne détruisent pas la liberté, dixans, vingt ans, cent ans même ne la détruiront pas da-vantage. On pourra toujours dire : la liberté de la pressen’est pas détruite , elle n’est que suspendue; et ce qu’ondit de la liberté de la presse , on pourra le dire de tousnos droits; de sorte qu’il ne serait pas impossible quequelqu’un de nos ministres s’avisât un jour d’enfermer lacharte toute entière dans une boite de plomb , et d’enfaire le fondement de quelque monument public. Ce moyend’en suspendre momentanément l’exécution serait d’autantplus admirable , qu’il transmettrait à nos derniers neveuxune preuve authentique et irrécusable des lumières et dela loyauté de nos ministres.
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