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presse est une conséquence inévitable d’une pareilleconstitution. Il ne s’agit donc point de discuter ,comme on l’a fait jusqu’ici dans les deux chambres ,les avantages et les inconvéniens de la liberté de lapresse 5 c’est se livrer à un débat interminable et sansobjet, puisque cette question est décidée pour nouspar notre charte.
Après avoir rappelé succinctement les raisons qu’ona données pour et contre la liberté de la presse, l’o-pinant ajoute : La vérité se trouve au milieu de cesdeux extrêmes, et je ne connais rien d’utile dansle monde qui n’excitât un juste effroi , si l’on n’enconsidérait que l’abus possible ; tout dans la natureoffre un mélange de bien et de mal; l’autorité laplus salutaire est voisine de la tyrannie ; la libertéest presque toujours très-près de la licence. La libertédelà presse répand les erreurs comme les vérités,les remèdes les plus salutaires comme les plus funestespoisons ! elle sert également la raison et la folie, lasagesse et les passions ; elle excite la confiance oul’inquiétude, fait et détruit les réputations, affermitou ébranle les gouvernemens. Tout ce qu’011 peutconclure, messieurs , de cet examen tant rebattu ,c’est qu’il faut jouir de la libertédela presse,commede toute autre chose , avec sagesse.
D’ailleurs, je le répète, l’examen de la grandequestion de la liberté de la presse est désormais su-perflu: cette liberté, avantageuse ou nuisible, est deve-nue un des articles fondamentaux de notre constitu-tion : nous devons la défendre et non la discuter.C’estçn paraissant la contester qu’on excitait nos alarmes.