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administration est aujourd'hui généralementblâmée.Que fait-il pour rester en place , malgré l’opinionqui l’accusait? il fait rendre un arrêt du conseil,qui défend à qui que ce soit d’écrire sur les matièresd’administration ; et plusieurs auteurs sont mis à laBastille pour avoir contrevenu à cette défense.
Et vos censeurs , par qui seront-ils nommés ? dequelle manière procéderont-ils? quel sera leur châ-timent, s’ils sont trop faciles, ou bien s’ils sont troprigoureux? ne penseront-ils pas que, dans le doute,le plus sûr sera de ne rien approuver? ils se souvien-dront de l’abbéTerrasson, qui avait approuvé le livrede l’Esprit, et de cet autre théologien qui approuvala thèse de l’abbé de Pradès , au grand scandale dela Sorbonne, et ils auront peur de se compromettre.
Maintenant , si j’examine la loi dans ses dispo-sitions , j’y trouve des contradictions et des ambi-guités qui devraient en faire prononcer le rejet,quand même vous en adopteriez le principe.
i°. Le préambule nous dit que c’est une loi orga-nique de la constitution, tandis qu’un de ses articlesnous apprend qu’elle est temporaire, an moins danscelle de ses dispositions qui a été le plus discutée ; etcela ne peut s’appliquer , je crois , à une loi qui étaitd’abord destinée à faire suite à la constitution , la-quelle est essentiellement durable.
a 0 . En exceptant les ouvrages de vingt feuilles dela formalité de la censure, elle autorise la directionde la librairie à les déférer aux tribunaux , et à ensuspendre le débit. De sorte qu’avec une simple dé-