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1 (1815)
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nonciation, qui peut-être n’aura point de suite , tousles livres peuvent être arrêtés pour un temps illimité :disposition tellement rigoureuse et tellement subor-donnée à l’arbitraire du directeur , que je ne voisd’autre moyen d’y échapper , pour l’auteur et pourla librairie, que d’obtenir préalablement , coramîpotir les écrits d’une feuille , l’extrême faveur de lacensure , laquelle , comme vous le voyez , étendrabientôt son empire sur la totalité des impressions ,même sur celle en langue morte.

3°. Je vois encore dans le même article qu’un ou-vrage de plus de vingt feuilles pourra aussi être dé-fendu , si l’imprimeur ne produit pas le récépissé desa déclaration, portant qu’il veut le mettre en vente $et je ne vois pas comment on devra obtenir ce récé-pissé , et si celui qui l’accordera aura le droit jusqu'àce qu’on ait rempli à son égard diverses formalités,dont on ne nous parle pas ici , mais qui pourraientbien par la suite ressembler un peu à la censure.

Ces dispositions , ce me semble , ont un peu l’aird’êtie calculées pour faciliter des contraventions ,dont on serait bien aise de profiter , et pour donnerau directeur de la librairie la plus grande autoritépossible sur la publication de tous les livres.

L’orateur termine en faisant sentir l’inconvenancequ’il y a à convertir les membres de la chambre despairs et de la chambre des députés en examinateursdes livres dont le directeur aura suspendu la publi-cation. Ce mélange de députés , de pairs et de com-missaires du Gouvernement, dit-il, ressemble trop

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