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1 (1815)
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Montesquieu , qui n’était entré que par ruse àl’académie française, à cause de ses Lettres Persan-nes , ne put faire imprimer en France l’immortelchef-d’œuvre de l’Esprit des lois ; et s’il n’y avaitpas eu des presses libres à Genève , ou si les douanesfrançaises avaient été mieux organisées, le genre hu~main , qui avait perdu ses titres , et à qui Montesquieules a rendus , ne les aurait jamais recouvrés.

Aucun des écrits de Rousseau n’aurait obtenud’approbation ; et il fut lui-même proscrit , ainsique Raynal et quelques auteurs. L’Encyclopédie futarrêtée et mutilée. Buffon n’obtint qu’en faisant defâcheuses concessions , la liberté de l’Histoire natu-relle , et la certitude de n’être pas persécuté. On hé-sita si on laisserait paraître en France la traductionde l’histoire de Hume ; et peut être que sans M. ledauphin, père de notre auguste roi , dont on n’apas assez connu les lumières , et qui voulut voir cetillustre écrivain lorsqu’il vint faire un voyage àParis , on aurait fait cet affront à l’Angleterre.

Il n’y avait de garantie et d’assurance que pourles écrits répréhensibles , qui étaientimprimés à Ams-terdam , et qui circulaient avec facilité, pourvu quece fût sans éclat.

M. de Malesherbes dit encore qu’il n’a jamaistrouvé de censeur qui osât approuver un livre où ily eut des principes contraires à des remontrances duparlement. N’avons-nous pas vu persécuter les ou-vrages où l’on soutenait les principes économistes ?

M. de Laverdy entasse fautes sur fautes ,. et son

Tome I er . Cahier 27