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nie ; la convention s’y reconnaît, et il est envoyé kl’échafaud (i).
Les journalistes qui écrivaient pour les lions prin-cipes , peu de temps avant le 18 fructidor, ne fu-rent-ils pas déportés à la Guiane, où plusieurs ontpéri ?.
Voilà, Messieurs, comment la presse a été litrependant le régime révolutionnaire.
L’opinant, après avoir ainsi établi que les crimesde la révolution n’ont pas été causés par la liberté dela presse , prouve, toujours en s’apipuyant des laits,que la censure, qui n’a jamais empêché la publica-tion des mauvais écrits, a toujours mis obstacle à lapublication des bons ouvrages.
Voltaire n’avait pu, dit-il , faire paraître qu’àLondres le brillant chef-d’œuvre de la Henriade ,que l’on ne voulait pas imprimer en France ; et san9l’appui, comme il a dit lui-même, qu’une reined’Angleterre daigna, pour la seconde fois , accorderason héros , la nation eût été privée du seul poëmeépique dont elle s’honore , et du monument qui a lemieux consacré la gloire du plus grand de ses llois.
Aucun censeur, dit M. de Malesherbes , n’eûtvoulu approuver le siècle de Louis XIV ; et il neparut d’abord que dans l’étranger.
(i) IL fut défendu par M. Porcher de Richebourg ,aujourd’hui pair de France , qui , par son courage , re-tarda son supplice de quelques jours.