troubles et les crimés delà révolution; il prouve qüe'c’est au contraire l’esclavage de la presse qui a étéune des principales causes de ces troublés ou de cescrimes.
Yous avez vu , dit-il, qu’avant la résolution onse bornait à réclamer la liberté , de la sagesse et dela bonté du roi : et lorsque la révolution fut com-mencée , elle n’exista pas davantage. La presse ned'eviut dès-lors que l’arme exclusive d’un parti : ellefut toujours l’instrument de la faction qui dominait,laquelle se gardait bien de permettre que d’autresqu’elle pussent s’en servir.
Sous la convention , ou du moins pendant le ré -gtme de la terreur, il eût été impossible de combattreles dogmes anarchiques que l’on y professait ; et jepourrais citer beaucoup d’hommes qui ont reçu lamort pour l’avoir essayé.
L’un propose un comité de clémence-^ il est envoyéà l’échafaud.
Un autre député se retire après le3i mai, et faitiuiprimer ses motifs; il est envoyé à l’échafaud.
Une femme , nommée de Gouges, publie un mé-moire en faveur du roi; elle est envoyée à l’écha-faud.
Un journaliste veut réfuter le journal de Maraton l’arrête à la huitième feuille et on l’envoie à l’é-chafaud.
Un professeur, nommé Letellier, fait , avec desphrases prises dans Tacite, un portrait de la tyran-