(38t.)
tribunaux la répression de celle qui est verbale etmanuscrite, abandonnez-leur aussi le soin de nousgarantir de celle bien moins à craindre qui se répandpar l’impression.
Il y en aurait une bien plus funeste : ce serait cellequi se propagei’ait à l’aide des journaux privilégiés ,ou dans des écrits autorisés par l’approbation d’uncenseur; elle aurait une authenticité qu’aucune ré-ponse ne pourrait combattre : et ce serait alors véri-tablement qu’il serait permis de trembler, en son-geant à l’influence terrible que pourrait exercer unministre, ou , si l’on veut, un censeur coupable :mais je m’arrête après cette observation, et je ne mepardonnerais pas moi-même de la développer da-vantage.
Ici l’orateur prouve que les circonstances sur les-quelles on se fonde pour demander la suspension dela liberté de la presse, n’exigent point que cette sus-pension soit accordée 5 que la France en ayant aucontraire joui sans qu’il en soit résulté aucun mal ,on ne peut avoir aucun prétexte pour en demanderla suspension. Répondant ensuite à ceux qui pré-tendent que la France ne desire pas la liberté de lapresse, il ajoute ;
Ah ! s’il y eut jamais un vœu national en faveurd’une institution quelconque, c’est en faveur decelle-ci. Dès le premier moment où la nation , con-sultée sur ses plus précieux intérêts, a pu faire en-tendre sa voix, c’est la liberté de la presse qu’elle ademandée: je ne dis pas seulement dans lesétats-géné-