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1 (1815)
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381
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tribunaux la répression de celle qui est verbale etmanuscrite, abandonnez-leur aussi le soin de nousgarantir de celle bien moins à craindre qui se répandpar limpression.

Il y en aurait une bien plus funeste : ce serait cellequi se propageiait à laide des journaux privilégiés ,ou dans des écrits autorisés par lapprobation duncenseur; elle aurait une authenticité quaucune ré-ponse ne pourrait combattre : et ce serait alors véri-tablement quil serait permis de trembler, en son-geant à linfluence terrible que pourrait exercer unministre, ou , si lon veut, un censeur coupable :mais je marrête après cette observation, et je ne mepardonnerais pas moi-même de la développer da-vantage.

Ici lorateur prouve que les circonstances sur les-quelles on se fonde pour demander la suspension dela liberté de la presse, nexigent point que cette sus-pension soit accordée 5 que la France en ayant aucontraire joui sans quil en soit résulté aucun mal ,on ne peut avoir aucun prétexte pour en demanderla suspension. Répondant ensuite à ceux qui pré-tendent que la France ne desire pas la liberté de lapresse, il ajoute ;

Ah ! sil y eut jamais un vœu national en faveurdune institution quelconque, cest en faveur decelle-ci. Dès le premier moment la nation , con-sultée sur ses plus précieux intérêts, a pu faire en-tendre sa voix, cest la liberté de la presse quelle ademandée: je ne dis pas seulement dans lesétats-géné-