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1 (1815)
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avez tort : la lumière nest importune quà ceux quiont besoin des ténèbres. Lintérêt le plus pressant duroi, je lai dit et je' le répète, cest de connaître toutela vérité sur les hommes et sur les choses; et, aprèsvingt années dabsence et un éloignement forcé dela plus grande partie de ses sujets , comment pour-rait-elle lui parvenir, silonnapasla liberté décrire?

Je conçois que, sur ce point important, lintérêtdes ministres pourrait bien nêtre pas tout-à-fait lemême que celui du roi; mais je ne parle pas pourles ministres: et dailleurs, je dois le dire avec lanation toute entière, qui se plaît à leur rendre justice,ceux que sa majesté honore dans ce moment de saconfiance glorieuse nont rien à craindre auprèsdelle de quelque vérité que ce soit. Lintérêt du roiet de ses ministres est donc entièrement le même , etje nai point dexception à faire.

Lopinant passe aux inconvéniens de la liberté dela presse : il prouve que les lois existantes suffisentpour les réprimer; et quesi elles nont pas tout pré"vu,il est facile de les compléter; que la calomnie nestpas aussi à craindre quon veut bien le prétendre,et que dailleurs elle sera bien plus redoutable avecune censure arbitraire quavec la liberté de la presse.

Ah ! sans doute, dit-il , la calomnie fait souventdes blessures profondes, et ses cicatrices demeurentaprès que les plaies sont guéries; mais la plus dange-reuse nest-elle pas celle qui sexerce dans lombre?Et, puisque vous êtes forcés dabandonner aux seuls