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t cachées, si, intéressés comme ils peuvent l’être pourieux ou pour leurs protecteurs, devenus alors leursprotégés, à ce que les abus subsistent on s’établis-sent, ils ont le pouvoir d’étouffer jusqu’aux plusjustes réclamations , et forment une barrière insur-mpntable entre la nation et le trône ?
Il est une chose indispensable pour un gouver-nerneiit qui commence , et qui ressaisit son autorité;c’est que la confiance s’attache à lui pour le main-tenir. Or, comment un gouvernement quelconquepeut-il obtenir cette confiance , s’il se réserve le droitexclusif de s’expliquer sur son administration , s’jlveut qu’on croie tout ce qu’il dit, s’il ne permet pasqu’on lui réplique et qu’on repousse ses allégations ?Comment les habitans des provinces croiront-ils à lasincérité de tous les exposés de ministres, de tous lescomptes des administrateurs, de tous les tableauxplus ou moins clairs de la situation du royaume, s’ilssavent qu’on ne peut les débattre, et qu’il faut Iqsécouter en silence comme des articles de foi? Comment
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se confieront-ils dans la justesse des calculs du mi-nistre des finances, par exemple, dont l’exactitudebien établie peut setile fonder le crédit public , s’ilssavent que l’on n’est pas libre d’en démontrer filfausseté, alors même qu’elle serait évidente?
Celui qui se cache veut tromper ; il n’est personnequi l’ignore ; et la France a fait, à cet égard , de tropfâcheuses expériences pour pouvoir être encore abu-sée. Laissez discuter, et l’on vous croira; empêchez;qu’on ne vous réponde, et l’on présumera que yous