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1 (1815)
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t cachées, si, intéressés comme ils peuvent lêtre pourieux ou pour leurs protecteurs, devenus alors leursprotégés, à ce que les abus subsistent on sétablis-sent, ils ont le pouvoir détouffer jusquaux plusjustes réclamations , et forment une barrière insur-mpntable entre la nation et le trône ?

Il est une chose indispensable pour un gouver-nerneiit qui commence , et qui ressaisit son autorité;cest que la confiance sattache à lui pour le main-tenir. Or, comment un gouvernement quelconquepeut-il obtenir cette confiance , sil se réserve le droitexclusif de sexpliquer sur son administration , sjlveut quon croie tout ce quil dit, sil ne permet pasquon lui réplique et quon repousse ses allégations ?Comment les habitans des provinces croiront-ils à lasincérité de tous les exposés de ministres, de tous lescomptes des administrateurs, de tous les tableauxplus ou moins clairs de la situation du royaume, silssavent quon ne peut les débattre, et quil faut Iqsécouter en silence comme des articles de foi? Comment

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se confieront-ils dans la justesse des calculs du mi-nistre des finances, par exemple, dont lexactitudebien établie peut setile fonder le crédit public , silssavent que lon nest pas libre den démontrer filfausseté, alors même quelle serait évidente?

Celui qui se cache veut tromper ; il nest personnequi lignore ; et la France a fait, à cet égard , de tropfâcheuses expériences pour pouvoir être encore abu-sée. Laissez discuter, et lon vous croira; empêchez;quon ne vous réponde, et lon présumera que yous