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1 (1815)
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pendre lexercice de la liberté de la presse. Si vous yconsentez , que répondrez-vous à ceux qui viendrontvous proposer de suspendre aussi la procédure parjures , sous prétexté quelle laisse échapper les cou-pables , puis de rétablir la conscription comme pluscommode au recrutement de larmée, puis de sanc-tionner des mesures contraires à la liberté indivisduelle , puis dautoriser le ministre des finances à per-cevoir tel ou tel impôt quon naura pas eu le tempsde décréter. puis de mettre telle ou telle provincehors du régime de la constitution, et de la gouverner

militairement.Messieurs, quand on permet des

actes arbitraires, on ne sait plus lon pourra sar-rêter 5 et il ny a point degouvernementsisolidcmentétabli, que lhabitude de larbitraire ne le place dansle chemin de sa perte. Vous devez aux nôtres, commeà vous , de le préserver de ce danger. La facilité quedonne aux gouvernemens la concession dune cen-sure dictatoriale, ne balance pas le tort que leur faitla violation dun seul des articles de la charte qui Içsgarantit, et qui fonde leur autorité sur la forceet lintérêt de leurs peuples : plus les circonstancessont difficiles , plus ils ont besoin de lappui deslois fondamentales de leur puissance 5 et ce 11est pasà leurs sujets que la protection des lois est le plusnécessaire.

Ici lorateur, après avoir observé que ce nest pasimpunément quon se joue des lois constitutionnellesdun état ; quelles doivent être irréfragables et sa-crées , et que leur empire 11e peu t saffaiblir sans