Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
374
Einzelbild herunterladen
 

( 3 7 4 )

Llopinaut ne craint pas seulement les pensées ; il esjeffrayé de T'ombre dune réaction. Quelle autorité ,dit-il, pourrait résister à son choc ? Quels personnagespourraient soutenir ses attaques ? Elles ne seraientpas toujours directes 5 mais , pour être déguisées ,elles nen seraient pas moins puissantes.

La liberté de la presse , espèce de tocsin à laideduquel se rallient, se rassemblent , sunissent tousles hommes agitateurs ou agités, mus par de grandsintérêts ou de grandes passions , a renversé en Francequatre ou cinq gouvernemens , depuis 1788 jusquen1800. (1)

Elle menacerait plus ou moins notre tranquillité,tant que cette tranquillité 11aurait pas eu le tempsde saffermir sur des bases solides ; cest une nourri-ture très-forte qui peut faire beaucoup de bien à unhomme en santé, mais qui ferait beaucoup de mala un homme en maladie, et même en convalescence.

Lopinant entre dans plusieurs autres considéra-tions qui ne reposent que sur des allégations dénuéesde preuves ; et il vote pour ladoption du projet.

M. le comte Boissy-dAnglas entre dabord eij.matière , en déclarant quil ne discutera point les

(i) Si la liberté de la pressé peut produire des troublessous un gouvernement qui sobstine à faire le mal , les-clavage de la presse engendre nécessairement le despo-tisme ; or , dix années de despotisme telles que cellesque nous venons de passer , sont plus fatales à lespècehumaine que dix siècles de troubles et de dissentions.

s - - - X , . s S