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1 (1815)
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cablesj à plus forte raison encore avec des étrangers sje dis que cette commission choque sous mille facesdifférentes et lesprit et les termes de la constitution.

Mais si les trois violations que jai notées ne peu-vent se pallier ? que restera-t-il de la loi? Je vois avecpeine quelle est à refaire.

Je finis par cette réflexion : les véritables amis duroi ne sont pas ceux qui veulent risquer son autoritéau-delà des limites que la constitution lui a fixées ymais bien ceux qui cherchent à ly retenir, et à con-solider ainsi le bonheur et la perpétuité de son gou-vernement , par lamour de son peuple. Je votepour le rejet du projet.

M. le duc dOudeauville se prononce en faveur duprojet de loi. Il avoue que si la liberté de la presse ade grands inconvéniens , elle a aussi de grands avan-tages ; tâchons , dit-il, déviter les premiers, et deprofiter des seconds. Les Français sont disposés, parla vivacité de leur imagination, à donner dans lesextrêmes, et à passer rapidement d'un excès à lautre:tenons-nous en garde contre cette propension inquié-tante, et tâchons de conserver une mesure utile etsage (1).

(1) Les ministres et leurs agens, qui, suivant te projet,doivent jouir exclusivement de la liberté de la presse , se-ront sans doute des Français ; ils seront donc toujours dis-posés à donner dans les extrêmes, et à passer rapidementdun excès à lautre ; mais sils doivent donner dans lesextrêmes, sils doivent passer facilement dun excès à lau-