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1 (1815)
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Ou doit donc facilement juger quels ont été' le-tonncment et la rumeur , lorsque , par linterpréta-tion que les orateurs dont je viens de parler , ontvoulu donner à larticle 8 de la charte , on a vuquaprès tant despérances et de promesses , ce neserait quune liberté de la presse à la manière deBonaparte , que la nation se trouverait avoir reçue.Labsurdité seule de cette supposition suffirait pourfaire rejeter bien loin cet étrange système.

Il faut rendre cette justice à S. Exc. le ministrede lintérieur , que , convaincu par la discussionque linterprétation, donnée à larticle 8 ne pouvaitse soutenir, il na plus présenté le projet comme lozprincipale et définitive , mais seulement commetransitoire , jusquil ce que les circonstances per-missent de mettre en pleine activité la liberté cons-titutionnelle de la presse.

Je dois cependant relever une erreur qui a puéchapper à quelquun dont les études profondes surtant dautres objets ne lui ont pas permis de soc-cuper des principes qui servent à linterprétation deslois : il a dit que le monarque ayant donné la charte,à lui seul appartenait le droit de linterpréter.

Je nagiterai point ici la question de savoir si,à lépoque de la restauration surtout , la nation ouses représentais ne devaient pas intervenir dans lacharte même; il est sur les premiers principes de lafondation des sociétés, des points délicats sur lesquelsles amis de lordre et de la paix sont convenus dejeter un voile officieux : mais je dis hautement que