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«aires du roi , nie semble généralement condamnée.
L’article 22 est mal rédigé. Je 11e conçois pas desdispositions qui sortiront leur effet lorsqu’une loi lesaura modifiées. La modification les dénature, lesanéantit ; elles n’existent plus puisqu’elles existentsous une forme nouvelle. Le langage des lois nesaurait être trop clair et trop précis.
On 11e m’accusera pas , je pense , d’avoir dissi-mulé les inconvéniens du projet ; et neanmoins ,messieurs, malgré le désir que j’avais de les voirdisparaître et de proposer des aniendemens , j’aimemieux y renoncer que de retarder l’adoption d’unprojet dont le besoin se fait vivement sentir (1).
M. le comte de Malleville. se déclare franchementpour la liberté de la presse ; il observe que si la loiproposée avait eu pour objet de suspendre momen-tanément l’exercice de cette liberté , chacun se seraitsans doute empressé de donner au gouvernement!cette marque de déférence, d’accueillir son projetpour dissiper ses craintes ; mais que ce n’est pasainsi que la loi a été présentée ; que le ministrea voulu la faire considérer comme un complémentde la charte constitutionnelle , et concilier la libertéde la presse avec une censure préalable et arbitrairequi l’anéantit.
(1) Quoi ! tout le monde écrit avec modération , toutparaît calme , et le besoin d’une censure préalable et ar-bitraire se fait vivement sentir !