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garantie qne la charte donne aux citoyens de l’in-violabilité de leurs droits , l’opinant prouve l’inuti-lité des moyens par lesquels on prétend y suppléer 5il observe que l’observation religieuse des dispositionsde la charte peut seule assurer le repos de la France ,et il vote pour le rejet de la résolution.
Un antre membre (M. le duc de Brissac') sedéclare au contraire en faveur de la censure : ilobserve d’abord que tout a été dit sur la libertéde la presse : il avoue que plusieurs articles duprojet, notamment ceux qui traitent de la censure ,celui relatif aux journaux , doivent blesser les parti-sans outrés de la liberté , ces hommes qui s’yattachent d’autant plus qu’elle se rapproche da-vantage de la licence. 11 croit que dans les circons-tances actuelles, la loi uc peut pas être moins sévère.Il reconnaît que les écrits qui paraissent dans cemoment ne sont pas dangereux, mais il affirme queles agitateurs ne gardent le silence que parce qne toutles repousse. Aujourd’hui, dit-il, tout semble tran-quille, mais ils ne le sont pas. Gardez-vous d’endouter , Messieurs; ils écrivent, ils travaillent dansl’ombre. Pas un mot, dans un instant si critique ,ne trahira le calme trompeur qu’ils affectent. Voyezcomme la modération semble diriger toutes lesplumes , depuis que s’agite cette importante questionde la liberté de la presse ! Après vingt-cinq ans derévolutions , les hommes formés à cette dangereuse ,mais prudente école, ne parlent et 11’agissent quçlorsque les temps sont arrivés. Tant qu’on discutera