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1 (1815)
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garantie qne la charte donne aux citoyens de lin-violabilité de leurs droits , lopinant prouve linuti-lité des moyens par lesquels on prétend y suppléer 5il observe que lobservation religieuse des dispositionsde la charte peut seule assurer le repos de la France ,et il vote pour le rejet de la résolution.

Un antre membre (M. le duc de Brissac') sedéclare au contraire en faveur de la censure : ilobserve dabord que tout a été dit sur la libertéde la presse : il avoue que plusieurs articles duprojet, notamment ceux qui traitent de la censure ,celui relatif aux journaux , doivent blesser les parti-sans outrés de la liberté , ces hommes qui syattachent dautant plus quelle se rapproche da-vantage de la licence. 11 croit que dans les circons-tances actuelles, la loi uc peut pas être moins sévère.Il reconnaît que les écrits qui paraissent dans cemoment ne sont pas dangereux, mais il affirme queles agitateurs ne gardent le silence que parce qne toutles repousse. Aujourdhui, dit-il, tout semble tran-quille, mais ils ne le sont pas. Gardez-vous dendouter , Messieurs; ils écrivent, ils travaillent danslombre. Pas un mot, dans un instant si critique ,ne trahira le calme trompeur quils affectent. Voyezcomme la modération semble diriger toutes lesplumes , depuis que sagite cette importante questionde la liberté de la presse ! Après vingt-cinq ans derévolutions , les hommes formés à cette dangereuse ,mais prudente école, ne parlent et 11agissent quçlorsque les temps sont arrivés. Tant quon discutera