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1 (1815)
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362
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!Nest-il pas , au reste , des moyens indirects deprévenir les délits de la presse sans recourir à desmesures offensives de sa liberté, moyens qui seraientdu domaine de la loi.

Après avoir examiné les divers moyens que leslois mettent dans les mains du gouvernement pourarrêter les écrits dangereux , lopinant sétonne queces moyens ne suffisent pas aux ministres. Il faut à laconscience de leur sécurité , dit-il , que la loi constituela servitude de la pensée, établisse un silence absolusur chaque acte de leur pouvoir , comme sur toutesles parties de ladministration, par lexamen de lacensure préalable dhommes choisis par lautorité.

Je nexagère pas ici en disant que lexamen et lacensure préalable emprisonneront la pensée , cou-vriront de la nuit ladministration et ses actes géné-raux et particuliers. Jen atteste vos souvenirs : les re-montrances des cours de parlement et autres courssupérieures, chef-dœuvre de logique et de raison ,toutes écrites avec la plus sage retenue, vrais mo-dèles de pétitions décentes et respectueuses envers lepouvoir quelles suppliaient de sarrêter, nétaieut-elles pas traitées comme des harangues des Gracques,parles ministres et la cour? Leur inquiétude nallait-elle pas jusquà la violence de les supprimer sur lesregistres, qui nétaient pas cependant ouverts aupublic ?

Après avoir ainsi établi que la censure préalable*t arbitraire des agens du gouvernement détruit la