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communauté , telle que celle des Guaranis du Para-guay , sous le régime des missions.
Il faut sans doute éviter d’écliouer sur la cote dela hideuse anarchie , mais il faut aussi se prémunircontre les serres du despotisme.
La liberté de la presse peut avoir des abus : elle enaura 5 mais voyons aussi le pouvoir qu’elle est ap-pelée à modérer , tendre continuellement à êtreabsolu.
Qui conteste d’ailleurs au gouvernement, dont lasuprême surveillance a le droit de faire saisir la mainprête à plonger le poignard, à verser le poison , ce-lui de faire saisir le manuscrit livré à l’impression ,qui provoque à la désobéissance, qui excite au ren-versement de l’ordre établi ?
Mais l’on serait responsable de sa méprise ou deson injustice", et c’est cette honorable responsabilitéque l’on veut secouer par l’institution de la cen-sure (1)
(t) Si la police est assez surveillante pour arrêter lesécrits clandestins dans leur source , la censure est inutile ,puisque tout mauvais écrit pourra être arrêté avant qu’iLsoit connu dupublic. Si elle n’est point assez surveillante,la censure est encore inutile , puisqu’on pourra s’y sous-traire impunément. On voit bien en quoi elle sera nui-sible ; mais il est impossible de découvrir à quoi elle peutêtre bonne. Je suis étonné que les Dairs ou les députésqui ont prouvé que la censure avait arrêté une multitudede bons ouvrages , n’aient pas obligé le ministre a pro-duire les mauvais dont elle a empêché la publication.