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Mais elle laisse à la morale, à la religion et à laloi, à fixer et à assurer les devoirs des citoyens entreeux.
La loi proposée ne doit donc être attaquée et dé-fendue que dans l’intérêt national proprement dit.C’est le stade dans lequel la discussion , pour êtreprécise , doit se contenir.
L’opinant rappelle que la liberté de la presse estun refuge contre les violations plus ou moins déter-minées qui pourraient être faites à la liberté indivi-duelle et au droit de propriété 3 d’où il conclut quece n’est pas à l’autorité elle-même que la garde de cerefuge doit être confiée.
La charte, en proclamant que les Français ontdroit de publier et faire imprimer leurs opinions, afranchement disposé ; elle n’a pas eu l’intention desubordonner cette faculté à la fantaisie de l’autorité $il est donc absurde de soutenir que lorsqu’elle a ditcc les Français sont libres de publier leurs opinions,33 elle a sous-entendu , si cela leur est permis. 3 >
Vouloir que cette disposition niaise existe dans lacharte, 11’est-ce pas Poutrager? !N’est-ce pas. . . . jem’arrête devant cet excès d’impiété.
Les partisans de la loi proposée prétendent la jus-tifier, en disant qu’il vaut mieux empêcher les abusde naître , que d’avoir à les réprimer.
Parce que les citoyens peuvent abuser des armes,vous allez donc aussi les désarmer, et jusqu’où lesconseils de votre prudence ne ponrront-ds pas nouspousser? à convertir la nation française en une