Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
360
Einzelbild herunterladen
 

( 36 o )

Mais elle laisse à la morale, à la religion et à laloi, à fixer et à assurer les devoirs des citoyens entreeux.

La loi proposée ne doit donc être attaquée et dé-fendue que dans lintérêt national proprement dit.Cest le stade dans lequel la discussion , pour êtreprécise , doit se contenir.

Lopinant rappelle que la liberté de la presse estun refuge contre les violations plus ou moins déter-minées qui pourraient être faites à la liberté indivi-duelle et au droit de propriété 3 d il conclut quece nest pas à lautorité elle-même que la garde de cerefuge doit être confiée.

La charte, en proclamant que les Français ontdroit de publier et faire imprimer leurs opinions, afranchement disposé ; elle na pas eu lintention desubordonner cette faculté à la fantaisie de lautorité $il est donc absurde de soutenir que lorsquelle a ditcc les Français sont libres de publier leurs opinions,33 elle a sous-entendu , si cela leur est permis. 3 >

Vouloir que cette disposition niaise existe dans lacharte, 11est-ce pas Poutrager? !Nest-ce pas. . . . jemarrête devant cet excès dimpiété.

Les partisans de la loi proposée prétendent la jus-tifier, en disant quil vaut mieux empêcher les abusde naître , que davoir à les réprimer.

Parce que les citoyens peuvent abuser des armes,vous allez donc aussi les désarmer, et jusqu lesconseils de votre prudence ne ponrront-ds pas nouspousser? à convertir la nation française en une