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le roi. L’opinant, sans entreprendre de décider laquestion, invoque à cet égard les lumières et l’avisde ses collègues.
Un pair, en appuyant l’observation précédente,pense qu’il convient d’exprimer à Sa Majesté, maisd’une autre manière, des sentimens dont l’expres-sion, soumise aux formes rigoureuses que le régie*ment a prescrites pour la délibération des adresses ,perdrait nécessairement de sa chaleur et de sa viva-cité. Témoignons de vive voix à Sa Majesté, dit-il,les sentimens qu’elle nous inspire, mais renonçonsà une forme qui ne peut convenir à la circonstance.Les adresses que les chambres font au roi doiventêtre rares, si l’on veut qu’elles produisent quelqueeffet. Les multiplier, ce serait les anéantir. Il y atrois semaines qu’une adresse a été présentée. Nenous hâtons pas de la faire suivre d’une autre. Leréglement, en soumettant les adresses des deuxchambres aux formes prescrites pour l’adoption deslois, a montré avec quelle réserve on devait user dece moyen. L’opinant conclut, de ces réflexions,qu’il n’y a pas lieu à délibérer sur le projet d’adresse.
La chambre consultée , adopte cette conclusion.Elle se forme ensuite en bureaux pour examinerle projet de loi sur la liberté de la presse. — A cinqheures et demie elle se réunit, et ordonne que ladiscussion en assemblée générale aura lieu mardiprochain 20 août.
Séance du zo. A midi les pairs se réunissent en