Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
358
Einzelbild herunterladen
 

( 358 )

le roi. Lopinant, sans entreprendre de décider laquestion, invoque à cet égard les lumières et lavisde ses collègues.

Un pair, en appuyant lobservation précédente,pense quil convient dexprimer à Sa Majesté, maisdune autre manière, des sentimens dont lexpres-sion, soumise aux formes rigoureuses que le régie*ment a prescrites pour la délibération des adresses ,perdrait nécessairement de sa chaleur et de sa viva-cité. Témoignons de vive voix à Sa Majesté, dit-il,les sentimens quelle nous inspire, mais renonçonsà une forme qui ne peut convenir à la circonstance.Les adresses que les chambres font au roi doiventêtre rares, si lon veut quelles produisent quelqueeffet. Les multiplier, ce serait les anéantir. Il y atrois semaines quune adresse a été présentée. Nenous hâtons pas de la faire suivre dune autre. Leréglement, en soumettant les adresses des deuxchambres aux formes prescrites pour ladoption deslois, a montré avec quelle réserve on devait user dece moyen. Lopinant conclut, de ces réflexions,quil ny a pas lieu à délibérer sur le projet dadresse.

La chambre consultée , adopte cette conclusion.Elle se forme ensuite en bureaux pour examinerle projet de loi sur la liberté de la presse. A cinqheures et demie elle se réunit, et ordonne que ladiscussion en assemblée générale aura lieu mardiprochain 20 août.

Séance du zo. A midi les pairs se réunissent en