nations un jour est plus particulièrement consacré àféliciter chaque personne; qu’en France c’est la fête_du patron que chacun a adopté ; que celle de Saint-Louis ne peut manquer d’offrir à la chambre despairs le motifs d’une démarche particulière auprèsde Sa Majesté. Le proposant ajoute que c’est danscette vue qu’il a rédigé un projet d’adresse , dont ildonne lecture à l’assemblée.
Un membre pense que la proposition faite à lachambre ne peut manquer de tirer à conséquence.Dès qu’une adresse aura été présentée au roi sur desobjets étrangers à ceux dont la chambre doit s’oc-cuper, elle servira de prétexte pour en proposer uneautre; elle servira de titre pour la faire adopter; etd'adresse en adresse, on retombera dans les incon •véniens qui ont eu lieu sous le dernier gouverne-ment. Il est donc nécessaire d’examiner avec le plusgrand soin la proposition dont il s’agit.
Un autre membre ajoute que les sentimens ex-primés dans l’adresse qui vient d’être lue sont ceuxde tous les membres de l’assemblée. Chacun d’eux,sous ce rapport, serait sans doute empressé de l’a-dopter. Mais il est, à son avis, une question impor-tante et préalable à cette adoption , c’est de savoirs’il convient de faire des adresses au roi sur des oh'jets qui n’ont aucun rapport ni avec la législation,ni avec la politique. L’affirmative sur ce point mè-nerait à des conséquences embarrassantes , et quichangeraient entièrement la nature des rapportsétablis par la constitution entre les deux chambres et