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ftiix séductions d’une foule de vices ( 1 ). L’hon*neur qu’il faut faire germer dans le cœur des jeunesfrançais , est celui qui consiste à respecter et à dé-fendre les lois , à mépriser l’intrigue , la flatterie ettous les vices des courtisans ; et l’on trouve peu decet honneur dans notre histoire. Enfin est-ce l’espritgénéral de l’ancienne France et ses senthnens pourses rois , qu’on doit offrir pour exemple à la Francenouvelle. Je ne craindrai point de dire qu’à cet égardle passé est peu digne de servir de leçon au présent ,et que d’ailleurs , sous ce rapport, le présent ne peutpas être soumis à l’influence du passé. Quand lagénération qui s’est formée sons les gouvernçmcnstyranniques qui se sont succédé depuis vingt-cinqans, verra le roi gouverner d’après les lois , veillerà leur défense , travailler à leur perfection , éloi-gner de lui les conseillers perfides qui, pour accroîtreleur autorité, lui proposeraient de les renverser,l’amour naîtra dans les cœurs sans le secours del’histoire , et cet amour éclairé , le seul qui puisseflatter l’ame d’un hou roi , est aussi le seul qu’il soitsur et honorable pour les Français de sentir et demanifester.
M. Frayssinous, avons-nous dit, a cherché à prou-ver combien la religion était nécessaire à la morale ,en montrant l’insuffisance des mobiles ordinaires desactions humaines. On ne peut disconvenir que la re-
(i) Voy. duos l’iîsprit des Lois ce que Montesquieudit de l’honneur, en traitant du gouvernement monaç-«fiiqus,