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ligion ne soit nu principe plus étendu et même plu*actif, sur les hommes doués d’une for vive, que l’hon-neur , l’opinion , la crainte des châtiinens que leslois infligent, et les autres mobiles purement, hu-mains de nos actions. Cependant ce principe a soncôté faible comme les autres; s’il est plus étendu , ilest, en général, moins puissant; il n’exerce pointune action assez immédiate sur le commun deshommes; l’effet de ses promesses et de ses menacesn’est pas assez près de nous; d’ailleurs, le pouvoirque la rtdigion donne an repentir nuit beaucoup àson influence : ce pouvoir estime grâce dont notre fai-blesse abuse toujours, et la plupart des vices se glis-sent ordinairement dans notre ame parla porte ou-verte à la pénitence. Au reste, l’impuissance desprincipes destinés à agir sur le cœur de l’homme età régler ses déterminations , vient encore moins deleur faiblesse que de leur peu de concert. Tant qu’ilsse nuiront mutuelionient dans leur action; tantqupl’un offrira toujours le moyen d’échapper à l’autre;tant que la religion ne sanctionnera pas ce que leslois ordonnent ; que l’honneur voudra tout fairecéder à ses maximes , et que l’opinion absoudra desvices que l’honneur, la religion ou les lois réprou-vent , il est impossible que nos mœurs s’épurent ets’affermissent j parce que notre cœur ne prendra ja-mais conseil que des maximes qui s’accommoderontle mieux avec sa faiblesse. Le plus grand servicequ’on pût rendre aux hommes serait donc de fairecesser le conflit existant entre les règles qui les gou-vernent, et ce n’est pas une œuvre facile, parce que