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1 (1815)
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ligion ne soit nu principe plus étendu et même plu*actif, sur les hommes doués dune for vive, que lhon-neur , lopinion , la crainte des châtiinens que leslois infligent, et les autres mobiles purement, hu-mains de nos actions. Cependant ce principe a soncôté faible comme les autres; sil est plus étendu , ilest, en général, moins puissant; il nexerce pointune action assez immédiate sur le commun deshommes; leffet de ses promesses et de ses menacesnest pas assez près de nous; dailleurs, le pouvoirque la rtdigion donne an repentir nuit beaucoup àson influence : ce pouvoir estime grâce dont notre fai-blesse abuse toujours, et la plupart des vices se glis-sent ordinairement dans notre ame parla porte ou-verte à la pénitence. Au reste, limpuissance desprincipes destinés à agir sur le cœur de lhomme età régler ses déterminations , vient encore moins deleur faiblesse que de leur peu de concert. Tant quilsse nuiront mutuelionient dans leur action; tantquplun offrira toujours le moyen déchapper à lautre;tant que la religion ne sanctionnera pas ce que leslois ordonnent ; que lhonneur voudra tout fairecéder à ses maximes , et que lopinion absoudra desvices que lhonneur, la religion ou les lois réprou-vent , il est impossible que nos mœurs sépurent etsaffermissent j parce que notre cœur ne prendra ja-mais conseil que des maximes qui saccommoderontle mieux avec sa faiblesse. Le plus grand servicequon pût rendre aux hommes serait donc de fairecesser le conflit existant entre les règles qui les gou-vernent, et ce nest pas une œuvre facile, parce que