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mesure à l’ancienne monarchie ; l’affectation cho-quante avec laquelle on va chercher dans ce qui sepratiquait, il y a plusieurs sièles, la raison de ce quise doit faire aujourd’hui : l’absudde manie de con-former l’éducation aux vieilles maximes, quand lesinstitutions sont nouvelles et différentes , etc. , etc.,voilà, je pense, des actes qui ne peuvent guèrelaisser de doute sur le projet de contre-révolution dontil s’agit ici. J’ignore si ce projet extraordinairecompte un grand nombre de défenseurs; mais je necrains pas d’affirmer qu’il est combattu par l’opinionpublique. Or, dans cette lutte , de quel côté la raison,l’humanité , les lois , l’honneur , la religion , nous«lisent-ils de nous engager ? Tout nous crie de nousrallier aux lois , de protéger nos institutions nais-santes , de ne pas souffrir qu’elles reçoivent lamoindre atteinte. Tout nous dit qu’il est temps des'arrêter , qu’il est impossible de rétrograder , quele présent est mille fois préférable au passé, que luiseul peut nous promettre un heureux avenir, et quela cause de tous nos malheurs est dans nos aberra-tions éternelles.
Quels conseils nous donne M. Frayssinous dansde telles circonstances? Quels sont les intérêts dontil embrasse la défense ? Je ne dirai point qu’unhomme aussi sage , aussi éclairé que lui, a le des-sein de favoriser l’esprit de réaction qui se mani-feste dans les actes des ministres ; mais l’on nepeut pourtant se dissimuler que son discours neparaisse écrit dans cette vue. M. Frayssinous se