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et pour repousser l’état vers un ordre de choses dontil est séparé par vingt-cinq ans de révolutions, auquelil ne peut arriver qu’à travers de nouvelles guerresciviles , qui ne lui présente rien de certain , et danslequel il doit se trouver encore livré à tontes leschances des passions humaines.
Quelque absurde que soit ce projet de contre-ré-volution , son existence ne paraît que trop certaine.Vingt actes du ministère de France semblent démon-trer non-seulenicnt qu’il existe , mais qu’il a mêmereçu un commencement d’exéculion. La violationde la liberté de la presse ; la violation de la libertédes cultes , et la prééminence qu’011 cherche à donneran culte catholique; des usurpations journalières dupouvoir législatif ; des projets de loi envoyés auxchambres , dans lesquels le roi parle seul , commesi on voulait lui attribuer l’autorité législative touteentière , c-t réduire les pouvoirs dos chambres ausimple droit de remontrance et d’enregistrement queles parlemens exerçaient autrefois ; de graves atteintesportées à l’indépendance judiciaire et à l’autorité dela chose jugée ; le recrutement arbitraire d’une gardeimmense; le rétablissement ou la création non moinsarbitraires d’anciens et de nouveaux ordres ; des dé-corations de toutes les couleurs répandues avec uneprofusion sans exemple ; des privilèges rétablis enfaveur des nobles ; des outrages prodigués à tout ceque la révolution a produit de bon ; des qualifica-tions odieuses données aux principes de la plus sageliberté ; des éloges, souvent faux, donnés sans aucune