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Or, nous le demandons maintenant à M. Fraya-sinous, si c’est-là l’usage qu’on doit faire de la reli-gion ; si telle est la direction qu’elle doit recevoir ;si elle ne doit servir qu’à des fins particulières etcriinmelles $ si, loin de venir au secours des loiselle se déclare leur juge et leur antagoniste; si, loinde consolider leur ouvrage, elle conspire à la ruinede cet ouvrage, et devient un instrument de réaction,de discorde et de despotisme , quels vœux les ci-toyens sages et probes pourront-ils faire pour son ré-tablissement ? Ils appelleront de tous leurs désirscette religion vraiment chrétienne, qui pourraitprêter un appui si salutaire à la faiblesse de nosinstitutions, seconder si utilement leurs vues géné-reuses, contribuer d’une manière si efficace à la for-mation de nos mœurs, de notre caractère et de notreesprit public ; mais ils repousseront avec horreur lemonstre odieux que l’ambition, la cupidité, l’or-gueil , le fanatisme voudraient présenter à leurshommages sous les traits augustes de la religion.
Il est temps de dire la vérité toute entière : deuxgrands intérêts contraires paraissent se disputer laFrance , comme tous les états qui viennent de serelever sur les débris du grand empire. D’une part,la majorité des Français veut conserver ce quivient d’être fait, parce qu’elle trouve dans nos ins-titutions nouvelles, telles qu’elles sont, les moyensde fonder solidement le bonheur et l’indépendancede la nation ; de l’autre, on fait effort pour leur arra-cher l’appui qu’on a présenté à leurs mains incertaines,