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celle -ci. Il faut (lire également que la religion né peutrecouvrer aujourd’hui une véritable autorité, qu’ens’attachant par-dessus tout à nous inspirer l’amourdes lois et du bon ordre, et à se rendre ainsi d’uneutilité sociale qu’il ne soit plus possible de contester;Ce n’est qu’alors, en effet , qu’elle parviendra àvaincre les dédains de l’incrédulité et à forcer leshommages des hommes mêmes qui 11e veulent pointreconnaître sa céleste origine. Enfin, il faut allerjusqu’à dire que c’est à cette condition seulementqu’011 peut desirer de voir qu’elle exerce un grandempire sur les consciences;
Or, est-ce là, en effet, l’espèce d’influence qu’oricherche à lui donner depuis que la France a reçuune nouvelle constitution? A-t-on vu ses ministresrecommander au respect des peuples ces lois fonda-mentales, dont l’observation est si importante, et qu’ilétait si nécessaire de - sanctifier ? Où sont les évêquesqui, dans leurs instructions pastorales, ont cher-ché à donner aux fidèles de leurs diocèses do justesidées sur les nouveaux devoirs que la charte imposeà tous les Français , et sur les nouveaux droitsqu'elle leur garantit? Nous avons lu beaucoup deleurs mandemens , et certes nous n’y avons trouvérien de semblable; trop heureux si nous n’y avionstrouvé rien de contraire ! Mais malheureusement ona peu à se féliciter de l'esprit qu’ont fait éclater, dansces mémorables circonstances, les premiers minis-tres de la religion. O11 sait les graves reproches queleur adresse l’histoire : elle les accuse d’avoir, dans