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1 (1815)
Entstehung
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335
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que la religion recouvre son influence, mais on doitdesirer surtout quelle devienne lappui des lois, etquelle tende à former des citoyens. Lorsque Rousseaua dit que la loi chrétienne était plus nuisible quutileà la solide constitution de létat, il a méconnu sadestination la plus noble, et confondu la directionfausse et pernicieuse que lui avaient donné lavariceet lambition de ses ministres, avec linfluence salu-taire quil eût été si facile de lui faire exercer. Cestla calomnier que de dire quelle ne prend aucun in-térêt aux affaires de cette vie, quelle ne soccupeque des choses du ciel, et nest propre quà faire desélus. Pour la rendre capable de produire dexcellenscitoyens, il suffit de ne pas dénaturer le sens de sespréceptes. « Quoi, dit Condillac, parce quelle a unefin plus grande que les autres, elle ne ferait pas» le bien que les autres ont fait ? Les superstitions» du paganisme auraient, à cet égard, lavantage» sur elle ? Non sans doute : si elle tend à nous con-» duire à la vie éternelle, elle tend aussi à nous» rendre citoyens ; elle 11exclut pas une de ses fins» pour obtenir lautre : elle les veut toutes deux (1).»On peut dire même que ce nest quen nous condui-sant à la seconde quelle peut nous rendre dignesde la première , et que nous nacquerrons de vé-ritables droits aux récompenses dune autre vie ,quen nous comportant en citoyens vertueux dans

(0 Hisf. mod. de Condillac, tome I er ., p. 433*