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tous les temps , selon l’intérêt de leur ambition jcherché à s’emparer de l’autorité des rois, ou à rendreleur pouvoir absolu. Leurs .discours ne justifient quetrop aujourd’hui le second de ces reproches. Leshommes honnêtes n’ont pas lu saris un véritébl«iscandale, les adresses de ces prélats qui, trahissant à-la-fois leurs devoirs de prêtres et de citoyens , et laconfiance des villes dont ils portaient les vœux auxpieds du trône, ont osé donner au prince le lâcheet dangereux conseil de retenir tous les pouvoirsdans ses mains > et de rejeter des lois destinées à af-fermir son autorité en la renfermant dans de justesbornes. Si l’on ne remarque pas les mêmes parolesdans les mandemens des évêques, on y retrouve à-peu-près le même esprit. C’est toujours l'obéissanceau roi, et jamais l’obéissance aux lois que prêchentleurs auteurs; c'est toujours l’autorité du roi qu’ilsfont consacrer par la religion, et jamais celle deslois. Ils ne songent pas que le roi ne peut être véri-tablement puissant, qu’autant que les lois sont res-pectées; et que toute autorité donnée au roi au-delàde celle que les lois lui accordent, est un véritabledésordre qui compromet à-la-fois l’état et le roi ( 1 ).
(1) L’un des rédacteurs du Journal des Débats faisait,il y a quelques jours, en rendant compte des chapitres del’ouvrage de M. le duc de Lévis sur l’Angleterre , quitraitent de la constitution de ce royaume , cette sageréflexion : Chose étrange ! démontrée par le fait le plusauthentique , mais encore absolument neuve pour leiTom. I er . — Cahier 8. *4