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1 (1815)
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pour linsubordination et pour la licence , lesfureurs démagogiques de quelques orateurs de nosassemblées révolutionaires ; la philantropie fausseet maladroite qui a fait faire , au nom du genrehumain , tant de lois funestes à létat? Ah 1 sansdoute tout le monde conviendra avec M. FrayssinouSjque de pareils écarts méritent à juste titre le nom dephilosophisme , et quon 11e saurait trop se hâter deles désavouer. Mais la nation a devancé ses vœux àcet égard , et ce 11était peut-être pas la peine datta iquer si vivement un travers desprit dont on est*néralement guéri.

Parmi les nombreuses brofchures qui ont paruavant la mémorable séance du 4 juin , dans laquellelétat a reçu une nouvelle existence, il en est ungrand nombre qui se distinguent par un nobleamour pour la liberté , par une horreur profondepour le despotisme , et par le sage désir de voir lespouvoirs tellement balancés dans létat, que toutretour à lanarchie et au pouvoir arbitraire deviennedésormais impossible. Ces senlimens qui ont été jus-tifiés en partie par la charte constitutionnelle , mé-ritent-ils le nom de philosophisme ?

Depuis que la constitution a été promulguée ,plusieurs agens de Pautorité royale lui ont porté degraves atteintes : si quelques écrivains ont eu le cou-rage de dénoncer ces actes arbitraires aux corps delétat chargés de les réprimer , ces écrivains seront-ilsprévenus de philosophisme aux yeux de M. Frayssi-nous ?