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pour l’insubordination et pour la licence , lesfureurs démagogiques de quelques orateurs de nosassemblées révolutionaires ; la philantropie fausseet maladroite qui a fait faire , au nom du genrehumain , tant de lois funestes à l’état? Ah 1 sansdoute tout le monde conviendra avec M. FrayssinouSjque de pareils écarts méritent à juste titre le nom dephilosophisme , et qu’on 11e saurait trop se hâter deles désavouer. Mais la nation a devancé ses vœux àcet égard , et ce 11’était peut-être pas la peine d’atta iquer si vivement un travers d’esprit dont on est gé*néralement guéri.
Parmi les nombreuses brofchures qui ont paruavant la mémorable séance du 4 juin , dans laquellel’état a reçu une nouvelle existence, il en est ungrand nombre qui se distinguent par un nobleamour pour la liberté , par une horreur profondepour le despotisme , et par le sage désir de voir lespouvoirs tellement balancés dans l’état, que toutretour à l’anarchie et au pouvoir arbitraire deviennedésormais impossible. Ces senlimens qui ont été jus-tifiés en partie par la charte constitutionnelle , mé-ritent-ils le nom de philosophisme ?
Depuis que la constitution a été promulguée ,plusieurs agens de Pautorité royale lui ont porté degraves atteintes : si quelques écrivains ont eu le cou-rage de dénoncer ces actes arbitraires aux corps del’état chargés de les réprimer , ces écrivains seront-ilsprévenus de philosophisme aux yeux de M. Frayssi-nous ?