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absurde ? Etend-il une qualification aussi injurieuseà toutes les doctrines, philosophiques qui ont été pro-fessées dans le 18 e . siècle? Pcnse-til que les philo-sophes aient.toujours eu tort de censurer nos institu-tions? Iieur fait il un reproche d’avoir uni leurs ef-forts pour faire corriger ce qu’elles offraient de plusodieux et de plus barbare? Ces vives attaques qu’ilsont dirigées tour à tour contre la question , les tor-tpres, le secret des procédures criminelles, l’atro-cité des peines , l’arbitraire des arrestations , la vé-nalité des charges , l’inégale distribution des impôts,les mauvaises mœurs d\i haut clergé, les dépensesexcessives de la cour , la fureur des duels, etc., etc.,méritent-elles le nom de philosophisnie absurde? Je.ne puis croire que M. Erayssmous les juge avecaussi peu de justice. Il est évident qu’il se mettrait en (opposition avec ce que peusent tons les hommeséclairés , même dans la classe de ceux qui sont lemoins piévenus eu faveur de la philosophie du der-nier siècle.
L’orateur , an contraire , açcuse-t il de plnloso-phisnie les écrits trop nombreux dans lesquels , aulieu de signaler les vices île nos institutions , lesécrivains du 18 e . siècle ont attaqué nos institutionselle§-mêines ? Appelle-t-il philosophisme leur zèleanti-religieux , leur manie de tout réformer , leuréaoïsme déguisé sous les beaux noms d’humanité etde., bienveillance, universelle? Appelle-t-il philoso-phisnie , , l’ardeur frénétique qu’on a fait éclaterpendant les premières années de la révolution.