de M, Frayssinous. Plus son talent peut donner deforce à sa doctrine, plus sa doctrine touche.de prèsà nos lois politiques , plus il est nécessaire de s’as-surer qu’elle ne renferme rien qui ne sojt propre àles affermir.
M. Frayssinous s’est proposé de démontrer dansson premier discours, que sans religion il ne pou-vait point exister de véritable morale , ni de bonnepolice parmi les hommes, cc II est temps, a-t-il dit»si d’abjurer les principes d’un philosophisme absurde,3> dont nous avons payé si cher les funestes égare*3> mens 5 il est temps de revenir à une religion si33 injustement méconnue, 33 Parcourant ensuite lesdivers principes qui ont le plus d’influence sur laconduite des hommes, il s’est attaché à prouver queni la gloire , ni l'honneur, ni l’opinion des contem-porains, ni le jugement de la postérité, ni beaucoupde connaissances et de lumières, 11e pouvaient tenirlieu de religion. Il a montré ensuite que tous lesgrands législateurs avaient donné à leurs lois la re-ligion pour appui ; qu’un peuple privé de religion ,était nécessairement esclave de la licence ou de latyrannie; enfin, que la religion était à la fois unegarantie contre l’ignorance du peuple et contre lesvices des grands. Nous allons entrer dans quelquesexplications sm les | rincipaux points de son discours. 1
Il est temps d 1 abjurer les principes d'un philosophismeabsurde , etc. Lorsqu’une chose est absurde, on nesaurait sans Joule trop se bâter de l’abandonner.Mais qu’entend M. Frayssinous par un philosophisme