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inspirer l’ardeur de la guerre aux nombreux jeunesgens que l’amour paisible des lettres ou de lareli gion attirait à ses conférences. Enfin deshommes qui connaissaient bien l’esprit de Bo-naparte , et qui savaient combien cet homme re-doutait la vertu , ont pensé, et avec plus de rai-son peut-être, que le véritable tort de M. Frayssi-nous devait avoir été d’inspirer à ses jeunes audi-teurs des sentimens de religion qui ne s’accommo-daient point avec les principes du despotisme impé-rial, et qui tendaient même, jusqu’à un certainpoint, à l’affaiblir.
Le gouvernement est loin d’avoir aujourd’hui lesmêmes raisons pour redouter l’influence des discoursde M. Frayssinous. Tout porte à croire, au con-traire , qu’on verrait avec plaisir cet orateur donnerpar son talent une grande autorité à ses principes,et inculquer profondément les doctrines morales etreligieuses qu'il enseigne dans l’esprit des jeunesgens devant lesquels il doit faire ses conférences. liecaractère et les sentimens connus de M. Frayssinous.semblent devoir répondre du bon esprit qui le diri-gera dans ses dissertations polémiques, et nous dis-penser de les soumettre à la juridiction de notrecensure. Cependant, au moment où la France vientde recevoir de .nouvelles institutions, il imported’examiner si l’on n’enseigne rien qui leur soitcontraire, sur-tout devant des jeunes gens, et desjeunes gens destinés à l’instruction publique. C’estce qui nous détermine à parler ici des conférences,