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1 (1815)
Entstehung
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330
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inspirer lardeur de la guerre aux nombreux jeunesgens que lamour paisible des lettres ou de lareli gion attirait à ses conférences. Enfin deshommes qui connaissaient bien lesprit de Bo-naparte , et qui savaient combien cet homme re-doutait la vertu , ont pensé, et avec plus de rai-son peut-être, que le véritable tort de M. Frayssi-nous devait avoir été dinspirer à ses jeunes audi-teurs des sentimens de religion qui ne saccommo-daient point avec les principes du despotisme impé-rial, et qui tendaient même, jusquà un certainpoint, à laffaiblir.

Le gouvernement est loin davoir aujourdhui lesmêmes raisons pour redouter linfluence des discoursde M. Frayssinous. Tout porte à croire, au con-traire , quon verrait avec plaisir cet orateur donnerpar son talent une grande autorité à ses principes,et inculquer profondément les doctrines morales etreligieuses qu'il enseigne dans lesprit des jeunesgens devant lesquels il doit faire ses conférences. liecaractère et les sentimens connus de M. Frayssinous.semblent devoir répondre du bon esprit qui le diri-gera dans ses dissertations polémiques, et nous dis-penser de les soumettre à la juridiction de notrecensure. Cependant, au moment la France vientde recevoir de .nouvelles institutions, il importedexaminer si lon nenseigne rien qui leur soitcontraire, sur-tout devant des jeunes gens, et desjeunes gens destinés à linstruction publique. Cestce qui nous détermine à parler ici des conférences,