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nous faire jouir Je la liberté Je la presse , etc., etc.
On ajoute que la justice se rond an nom du roi ;et de-là ou conclut que quand la loi dit , nous nousToservo7is , c’est le roi qui se réserve ; mais il faut doncsoutenir que lorsqu’un tribunal dit : tin tel sera tenude comparaître devant nous , l’individu désigné devracomparaître devant le roi ; et si quelqu’un s’avisede soutenir que cette interprétation est absurde ouridicule , on lui répondra , avec M. le chancelier ,qu’on ne peut pas soutenir le contraire sans contes-ter an roi le droit d’intituler en son nom les jugc-mens des tribunaux.
Qu’on ne s’imagine pas , au reste, qu’il ne s’agitici que d’une dispute de mots ; car il est bien évirdent pour tout homme qui suit la marche du mi-mstèie , qu’en faisant parier les lois au nom du roi,on veut nous habituer à reconnaître que la volontéloyale doit être Punique loi de l’état, et que les'deuxchambres sont uniquement destinées à les enregis-trer. La loi , dit Ou , doit parler au nom du roi: etle roi, au nom de qm parlera-t-il? Lu vertu de quelacte pourra-t-il prétendre que nous lui devons obéis-sance ?
Il importait donc beaucoup que la chambre despairs corrigeât la rédaction vicieuse du projet de loi;mais le parti ministériel a si ba il trouvé l’art d’em-brouiller la question qu’on a fini par la perdre devue. La chambre des députés pourrait en demanderla correction ; mais comme lès juges et procureursroyaux qui s’v trouvent n’ont pas encore obtenu dé