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bien différentes j celle de la prospérité la pins éto il*nante , et celle de la dévastation qui l’a suivie. Leproposant laisse à l’historien la pénible 'tâche de faireconnaître les désastres de cette seconde époque. Ilannonce même qu’il s’abstiendrait de rappeler lapremière, et de parler de la prospérité passée de St.-Domingue , si ce qu’il en dira ne devait exciter quede stériles regrets , et s’il n’avait l’assurance fondéesur l’opinion de personnes judicieuses et instruites ,que cette belle colonie peut renaître de ses cendres.Oui, messieurs , ajoute le proposant } le sol de St.-Domingue , le plus fécond du monde connu, peut,dans 1111 petit nombre d’années , nous enrichir en-core de ces douces moissons que nous payons sichèrement à l’étranger. Une foule de colons proscritset malheureux , attendent leur salut des mesures lé-gislatives que nous avons l’honneur de vous sou-mettre , et de la sagesse qui préside aux conseils duroi, juge suprême des moyens d’exécuter une entre-prise si importante pour toute la France.
Ici le proposant s’appuie , relativement à l’impor-tance de Saint-Domingue, sur le témoignage de tousles auteurs qui ont décrit les Antilles, et suivant les-quels cette île vaut seule plus que toutes les autresîles comprises dans l’immense golfe du Mexique. Ilprésente , sans s’arrêter à ce témoignage , !e tableausuivant de la colonie de Saint-Donnngue pendantl’année 1790. Ce tableau est extrait d’une pétitiondu commerce de Nantes, présentée en 179a par deuxçent cinquante-huit négocians.