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Le commerce de Saint-Domingueemployaità cetteépoque sept cent cinquante gros bâtimens , montéspar plus de quatre-vingt mille matelots, sans comp-ter ceux qui servaient au cabotage de l’île , objettrès-important. Les produits consistaient en troiscents millions pesant de sucre brut et terré , évalués
5 o fr. le quintal , ci.
i 5 o,oooj000 fr.i
Cent millions de café, à 80 fiv*..
•
80,000,000
Deux millions d’indigo, à 9 francs
la
H
CO
c
0
0
0
0
0
Cinq millions de coton, à 2 francs
la
livre.
.
ÎO, ooo, 000
Trente mille barriques de sirop ,
à
100 francs.
3 , 000 , 000
Quinze mille barriques de tafia ,
à
100 fr.
1, 5 oo, 000
Commerce interlope , évalué à. .
•
17,000,000
Total du revenuatniuel. .
•
279,500, 000
A quoi il faut 'ajouter le bénéfice résultant du
commerce des piastres et quadrupl
es tirés du conti-
nent espagnol 5 commerce qui de 1783 à 1790, a im-porté en France 40,000,000 en numéraire. Les ha-bitations de la colonie étaient au nombre de huitmille , dont chacune , évaluée au prix moyen de1,000,000, argent des colonies , donne pour capitalune somme de plus de 5 ,000,000,000. Voilà ce quela France a perdu , et qu’il s’agit pour elle de re-couvrer. Le proposant observe que, pour donner une