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cette dernière réponse, comme la précédente, ne ré-sout pas la question.
D’un autre côté, ses apôtres enseignent qu’il fautobéir aux puissances, et que c’est résister à Dieu quede leur résister : or, nulle puissance n’étant au-dessusde la loi, il est clair qu’on ne peut se conformer àce précepte qu’en obéissant aux lois. Les détracteursdu christianisme ont prétendu que par ce précepteSaint Paul avait sanctionné la violence ou le despo-tisme ; mais c’est une erreur : dans un état despo-tique comme dans un état sauvage , il n’y a pointde lois ; et d’après Saint Paul, là où il n’est pas delois, il ne peut exister de délit : ubi non est lex , ne cprcvvaricatio .
Les lois, la morale et la religion n’ont donc riend’incompatible; cependant, si la morale et les loispeuvent être fondues ensemble , il n’en est pas demême de la religion, sur-tout dans un état où leslumières ont fait de grands progrès, et où plusieurssectes sont reconnues et protégées. On ne sauraitdonc plus tenter aujourd’hui les moyens employéspar Lycurgue ou par Nunia peur donner de la sta-bilité à leurs institutions; mais il est un moyen quine serait peut-être pas moins efficace, et qu’il ne se-rait 'pas très-difficile d’employer. Ce serait de faireun Code de morale et de législation, dans lequel onferait entrer toutes les dispositions qui peuvent avoirquelque influence sur la conduite publique ou privéedes citoyens.
Il faudrait avoir soin de mettre en première ligne