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1 (1815)
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elles ne leur sont point contraires, et que, par con-quent, nul ne peut les blesser en se conformantaux lois de son pays. On a déjà remarqué, en effet,que Jésus navait établi sa religion quen demeu-rant entièrement étranger à la législation et au gou-vernement ; et lon peut se convaincre , en exami-nant sa doctrine , que toutes les fois quon lui afait des questions relatives an pouvoir des autoritésciviles, il a toujours répondu dune manière éva-sive. T es Juifs viennent-ils lui demander sils doiventpayer le tribut que les Romains leur ont imposé? illeur répond , rendez à César ce qui appartient àCésar ; mais il ne dit pas si le tribut appartient àCésar, et sa réponse ne résout pas la question.Viennent-ils lui demander sil est permis à lhommede répudier sa femme (1) ? il leur répond que Moïsene leur a permis la répudiation quà cause de ladureté de leurs coeurs (d lon pourrait conclureque leffet doit exister tant que la cause nest pasdétruite ) : il ajoute que Dieu a uni lhomme à lafemme, et que lhomme lie doit pas séparer ce queDieu a uni. Sans doute, Dieu a uni lhomme à lafemme 5 mais il a uni aussi les membres au corps ;sensuit-il que celui qui a une main gangrenée napas le droit de la faire couper? O11 voit donc que

(1) La répudiation, chez les Juifs, navait rien de com-

mun avec le divorce autorisé par nos lois : elle consistaitdans la faculté accordée à lhomme de renvoyer sa femmemalgré elle, et sans donner de motifs.