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elles ne leur sont point contraires, et que, par con-quent, nul ne peut les blesser en se conformantaux lois de son pays. On a déjà remarqué, en effet,que Jésus n’avait établi sa religion qu’en demeu-rant entièrement étranger à la législation et au gou-vernement ; et l’on peut se convaincre , en exami-nant sa doctrine , que toutes les fois qu’on lui afait des questions relatives an pouvoir des autoritésciviles, il a toujours répondu d’une manière éva-sive. T es Juifs viennent-ils lui demander s’ils doiventpayer le tribut que les Romains leur ont imposé? illeur répond , rendez à César ce qui appartient àCésar ; mais il ne dit pas si le tribut appartient àCésar, et sa réponse ne résout pas la question.Viennent-ils lui demander s’il est permis à l’hommede répudier sa femme (1) ? il leur répond que Moïsene leur a permis la répudiation qu’à cause de ladureté de leurs coeurs (d’où l’on pourrait conclureque l’effet doit exister tant que la cause n’est pasdétruite ) : il ajoute que Dieu a uni l’homme à lafemme, et que l’homme lie doit pas séparer ce queDieu a uni. Sans doute, Dieu a uni l’homme à lafemme 5 mais il a uni aussi les membres au corps ;s’ensuit-il que celui qui a une main gangrenée n’apas le droit de la faire couper? O11 voit donc que
(1) La répudiation, chez les Juifs, n’avait rien de com-
mun avec le divorce autorisé par nos lois : elle consistaitdans la faculté accordée à l’homme de renvoyer sa femmemalgré elle, et sans donner de motifs.