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1 (1815)
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porter aucune atteinte aux lois ou au gouvernement,et par conséquent sans encouru- aucune peine.

Ce mépris pour la religion ne résulte pas seulementde ce que des écrivains , persuadés quelle nétaitfondée que sur ce quils appelaient des préjugés ,ont fait impunément tous leurs efforts pour la dé-truire ; il résulte aussi de la manière dont le peuplereçoit léducation. Les hommes qui nont pas dautrefortune que leurs bras , nemploieni à leur instructionque le temps quils ne peuvent pas employer à pour-voir à leur subsistance, c'est-à dire les premières an-nées de leur enfance; mais comme ils napprennentque des préceptes, extrêmement vagues , ils les ontbientôt oubliés. Dailleurs , devant Dieu , un repen-tir efface tout; on peut se repenti/ à tout âge, et lavie est si longue! Et pourquoi se priver dun bienréel, dans la crainte dun mal qui ne peut jamaisarriver? Cest ainsi que raisonnent les hommes quinont pas dautre frein que la religion, et cest ainsiquils vont de la faute au vice, du vice aif cfime, etdu crime à léchafaud.

Tels sont les principaux effets qui résultent de lé-ducation vicieuse quon nous donne. Ces effets de-viennent causes «à leur tour : mais je laisse au lecteurle soin den suivre lés conséquences. Je vais examinermaintenant sil 11e serait pas possible de détruire cesvices, ou du moins den affaiblir considérablementles e'fets.

Dabord on doit bien se pénétrer de cette vérité ,qui si la religion et la morale sont séparées des lois 5