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1 (1815)
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Il nappartient sans doute quà un grand hommede donner de bonnes institutions à un peuple ; maissi le législateur na pas soin de les affermir, sil aban-donne à leur propre force les magistrats chargés de 'les conserver, et ne les entoure pas de cette force mo-rale qui seule fait la durée des empires ,des concep-tions de son génie périront avec lui , et létat retom-bera dans scs anciennes habitudes , si toutelois il nedevient pas la proie du premier ambitieux qui voudrascn emparer.

Ce serait, au reste , une grande erreur de croirequon pourrait prévenir lusurpation du pouvoir, enremettant aux magistrats chargés de veiller au main-tien des lois constitutives de létat une portion de laforce publique ; car la force quon leur remettrait6erait nécessairement inférieure, égale ou supérieureà celle qui serait remise aux magistrats chargés dupouvoir exécutif; si elle était inférieure , la puissanceexécutive restant assez forte pour les dépouiller deleur caractère , ils ne pourraient se maintenir , etconserver ainsi lespoir de rétablir la constitution,quen y laissant porter des atteintes continuelles ; siellé était égale, les deux corps sentraveraient mu-tuellement , lun cherchant toujours à usurper lapuissance de lautre : enhu; si elle était supérieure,le pouvoir exécutif serait trop faible , et la constitu-

personnes , quelles suivent lhistoire de notre révolution ,et quelles nous disent pourquoi le peuple ne sest jamaisopposé au renversement des institutions nouvelles.