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1 (1815)
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r Machiavel observe quune révolution laisse tou^jours après elle les moyens den faire une autre : or ,si lon veut se donner la peine de réfléchir, ou verraque la cause de ce phénomène existe constammentchez nous , et quelle est encore un effet des vicesde notre éducation. Si les changent eus sont si facilesà opérer à la suite dune révolution , cest parce quele peuple , ignorant le bien et le mal qui doivent ré-sulter des nouvelles institutions quil sest données ,est obligé de voir les choses comme on vent leslui faire voir , et de suivre limpulsion quon luidonne.

Une institution ne peut donc avoir de la stabilitéque lorsquelle est sanctionnée par lopinion publique;cest-à-dire , lorsque les résultats en sont si bienconnus , et quelle tient si fortement aux préjugés etaux habitudes de chacun des citoyens , quil est im-possible dy porter atteinte sans attaquer la nationtoute entière. Mais quimporte quune institution soitancienne ou nouvelle, si personne ne la connaît, ousi lon ne sait pas en apercevoir les résultats ? Etcomment pourrait-elle être sanctionnée par lopinionpublique , si le public ne la connaît pas , on si lonpeut la renverser sans porter atteinte à ses mœurs ouà ses habitudes (î) ?

fourniraient bientôt en France une nouvelle preuve de lavérité de cette observation.

(1) Si cette vérité pouvait paraître douteuse'à quelques