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d’égoïsme, devenu si général ', qui fait que nousn’avons plus de règle, ou que du moins nous n’avonspas de règle commune pour juger de la moralité denos actions. S’agit-il d’apprécier un fait ? le pi'êtreconsulte sa théologie , le jurisconsulte ses lois , et lephilosophe les livres de sa secte 5 quant à l’hommedu peuple , c’est en l’attachant à la chaîne des for-çats , qu’un bourreau lui apprend à apprécier sesactionss
Je dois ajouter que , lorsque l’élude de la moralereligieuse est séparée de l’étude des lois , les prêtressont nécessairement séparés des citoyens 5 si ^oncl’amélioration des lois peut compromettre l’intérêtde leurs corps, ils ne manquent point de s’y opposeret d’employer pour cela tous les moyens que chacunsait être en leur pouvoir. Ne les avons-nous pas vusen France s’opposer à la suppression des abus avecun acharnement qui allait jusqu’à la fureur, et pré-férer la proscription à la promesse qu’on leur deman-dait d’être hdéles aux lois de leur pays ? Ce qu’on avu en France , 011 l’avait déjà vu au Japon : quandFigen voulut faire enseigner la morale dans ses états,les bonzes lui opposèrent une résistance si forte , ilsen furent tellement irrités , que , pour n’être pointla victime de leur zèle sacré , il fut obligé d’abdi-quer (1).
(1) Histoire et description générale du Japon , par lepère de Char’.evoix , liv. préliminaire, chap. 9. — Lors-que j’écrivais ceci , je ne pensais pas que les prêtres me