Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
293
Einzelbild herunterladen
 

( 29 3 )

dégoïsme, devenu si général ', qui fait que nousnavons plus de règle, ou que du moins nous navonspas de règle commune pour juger de la moralité denos actions. Sagit-il dapprécier un fait ? le pi'êtreconsulte sa théologie , le jurisconsulte ses lois , et lephilosophe les livres de sa secte 5 quant à lhommedu peuple , cest en lattachant à la chaîne des for-çats , quun bourreau lui apprend à apprécier sesactionss

Je dois ajouter que , lorsque lélude de la moralereligieuse est séparée de létude des lois , les prêtressont nécessairement séparés des citoyens 5 si ^onclamélioration des lois peut compromettre lintérêtde leurs corps, ils ne manquent point de sy opposeret demployer pour cela tous les moyens que chacunsait être en leur pouvoir. Ne les avons-nous pas vusen France sopposer à la suppression des abus avecun acharnement qui allait jusquà la fureur, et pré-férer la proscription à la promesse quon leur deman-dait dêtre hdéles aux lois de leur pays ? Ce quon avu en France , 011 lavait déjà vu au Japon : quandFigen voulut faire enseigner la morale dans ses états,les bonzes lui opposèrent une résistance si forte , ilsen furent tellement irrités , que , pour nêtre pointla victime de leur zèle sacré , il fut obligé dabdi-quer (1).

(1) Histoire et description générale du Japon , par lepère de Char.evoix , liv. préliminaire, chap. 9. Lors-que jécrivais ceci , je ne pensais pas que les prêtres me