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1 (1815)
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dangers et la profondeur des abîmes qui les envi-ronnent que lorsquils y sont engloutis.

Mais ce nest pas assez de laisser ignorer aux en-fans les principes de morale et de législation quidoivent servir de règle à leur conduite : on les cor-rompt encore par les ouvrages quon met entre leur smains, et par les éloges quon prodigue à leurs au-teurs : je veux parler de Virgile, dHorace , de Boi-leau , grands poëtes sans doute, mais très-mauvaiscitoyens. On oblige en-quelque sorte les jeunes gensà admirer ces écrivains ; mais comment veut-onquun jeune homme qui a quelque noblesse dans lessentimens-, et qui sait apprécier les vertus de Catonet de Brutus , puisse lire sans dégoût les œuvres deslâches adulateurs de César et dOctave? Cependanttelle est notre stupidité, que, pour former quelquesmauvais poëtes, nous consentons à navoir que descitoyens lâches et corrompus. Et que résulte-t-il delà?que si quelque ambitieux usurpe lautorité souve-raine, et se sert de son pouvoir pour écraser la nation,'il nest pas un petit poëte qui. ne sempresse de secréer un Mécène, et de faire son ode au nouvel Auguste.Vous qui admirez la manière dont vous élevez lajeunesse, lisez tous les vers adressés à Bonaparte , sivous en avez le courage , et dites-nous ensuite cequon doit attendre de bon de vos élèves.

La diversité dopinions et dintérêts qui existe dansla société, doit encore être attribuée aux mêmes vices

de léducation. Une nation sera toujours misérable-

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