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1 (1815)
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( (i) 2 . 9 ° )

la suite dune escroquerie sont plus grands que ceuxquentraînent ladultère et la séduction ? Non, cestparce quon a reçu une morale vicieuse, et quon netrouve ordinairement des escrocs que dans la plusbasse classe de la société tandis quon trouve desadultères dans toutes les classes.

Tel homme qui, dans ses relations privées, est in-

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capable de rien faire contre la probité, ne se liait au-cun scrupule, dans une élection publique, de donnerson suffrage à un individu sans mœurs et sans talens ;cependant, que cet individu soit un Marat, un llo-bespierre ou tel autra, les malheurs qui résulterontdun pareil choix seront infiniment plus grands queceux qui seraient la suite dun meurtre ou dun assas-sinat. Mais nous ne voyons pas si loin : si un hommeen place est un scélérat ou un sot ignorant, nousnous déchaînons contre lui, et nous laissons en paixceux qui lont élevé ; nous ressemblons à ces animauxstupides qni se jettent avec fureur sur le fer dont ilsont été blessés, et ne songent pas à lennemi qui lalancé sur eux (i).

Ainsi, ne connaissant pas mieux les règles de lasaine morale que les dispositions des lois, les hommesnont aucun principe qui leur serve de guide : ils seconduisent dans la société comme des aveusdes dans

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un champ semé de précipices ; ils ne connaissent les

(i) Cest surtout relativement aux élections publiques

quil importe au gouvernement et à la nation que lesesprits soient éclairés.