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1 (1815)
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et la tnorale sont lus seules règles que nous ayonspour savoir si nos actions sont bonnes ou mau-vaises.

Quoi ! dira-t-on , vous voulez faire apprendre leslois et la morale à nos enfans ! Yous voulez que ,toutes les années, les collèges lancent dans le mondeune multitude de moralistes imper tmens qui samu-seront à censurer nos vices et nos défauts! Cet in-convénient est grave, je lavoue ; et cest une positionfort malheureuse pour un état, que celle lon 11epeut inspirer aux enfans lamour de la vertu, sanscraindre de leur inspirer en même temps du méprispour leurs pères. Mais je nen persiste pas moins àcroire quil vaut mieux apprendre aux hommes leslois qui doivent régler leur conduite, que celles quirèglent la marche des planètes; et quil importe beau-coup moins à leur bonheur de connaître la constitu-tion physique du monde, que la constitution delétatdont ils font partie.

Comme les préjugés que jai à combattre sont très-anciens , et quon pourrait bien croire quen atta-quant le système gothique de notre éducation, s |jenai pour objet que de faire une vaine censnre , jeferai en sorte de prouver que lattachement invin-cible que les anciens avaient pourleurs institutions,et leur amour pour leur patrie, nétaient que le ré-sultat dune bonne éducation, et que les législateurs,de lantiquité navaient fondé cette éducation quesur létude des lois et de la morale ; que si nos mo-dernes faiseurs de lois nont pas suivi le même sys-

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